Pétition et semaine de mobilisation nationale contre la précarité

Les précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) lancent une pétition et une semaine d’actions nationale pour appeler à la mobilisation de tou·te·s contre la précarité !

Après des mois de mobilisation, le gouvernement ignore non seulement nos revendications, mais semble aussi vouloir s’en moquer. Les derniers décrets et arrêtés concernant le parcours de la thèse, le statut des doctorant·e·s et leur rémunération, passés à la sauvette pendant l’été, sont autant de nouveaux coups à l’avenir de la recherche et au souci d’un enseignement de qualité. En aggravant une situation déjà très précaire, le ministère fait preuve d’une inconscience dommageable et d’un mépris pour les jeunes chercheur·e·s et personnels BIATOSS, dont les revendications sont aussi précises que réalisables. BIATOSS, enseignant·e·s-chercheur·e·s, chercheur·e·s ou étudiant·e·s contractuel·le·s, ce système de précarité nous touche tou·te·s et met en danger nos conditions de travail et de vie.

Fédéré·e·s depuis mai dernier en un Collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR, réunissant des BIATOSS, enseignant·e·s-chercheur·e·s et chercheur·e·s précaires dans plus de 25 collectifs locaux, nous appelons l’ensemble des personnels de l’Université et de la recherche à se mobiliser du 10 au 15 octobre. Nous appelons pendant cette semaine à réunir des Assemblées Générales et à organiser des actions, selon des modalités à définir localement. Nous ferons prochainement des propositions à l’intersyndicale nationale de l’ESR pour des actions communes, locales et nationales.

Dès aujourd’hui, nous lançons une pétition nationale afin de porter massivement nos revendications auprès du Ministère. Faisons entendre nos voix et refusons la destruction de l’université et de la recherche en signant et diffusant cette pétition et en nous mobilisant du 10 au 15 octobre ! Cette semaine sera une nouvelle étape de notre lutte. Les personnels précaires réuni·e·s en assemblées générales y feront des propositions pour amplifier notre mobilisation.

Signons la pétition « en finir avec la précarité dans l'ESR » !

Vous pouvez aussi télécharger la pétition pour l’imprimer et la faire signer sur vos lieux de travail ou d’étude. Envoyez nous ensuite un mail sur pour nous la retourner.

Pour plus d’informations, merci de contacter Andréa Anselme au 06 52 55 44 84 ou de nous écrire à cette adresse :

Contre-réforme du statut des doctorant·e·s : un nouveau recul pour les précaires, une nouvelle avancée vers l’Université marchande

À la suite de l’arrêté du 25 mai dernier sur la réforme du doctorat, adopté malgré l’opposition des instances paritaires compétentes (CNESER notamment), le gouvernement a publié le 29 août dernier un décret sur le statut des doctorant·e·s contractuel·le·s et un arrêté sur leur rémunération. Ces deux textes viennent accentuer la fragmentation des statuts, la négation des droits sociaux des doctorant·e·s et l’opacité de l’octroi des financements et de leur durée, qui variera de 3 à 6 ans selon le bon vouloir des président·e·s d’Université.

L’augmentation en trompe-l’œil de la rémunération des doctorant·e·s contractuel·le·s sans charge d’enseignement ne saurait dissimuler la baisse de salaire de près de 600 € brut par an qui frappera celles et ceux qui assurent une des « missions complémentaires d’enseignement » sur lesquelles repose bien souvent les cours dispensés aux étudiant·e·s en début de cursus. À titre de comparaison, une heure de « valorisation des connaissances » auprès du monde de l’entreprise sera maintenant rémunérée le double d’une heure d’enseignement en licence : le gouvernement a choisi ses priorités !

Le plus significatif est que cette baisse de rémunération ait été provoquée par la fin des missions d’enseignement à durée prédéfinie (64h / an) et l’alignement de facto des charges de cours sur le statut des vacations, c’est-à-dire un paiement à la tâche, sans prise en compte du travail effectué en amont et en aval des cours, sans cotisation à la sécurité sociale et le plus souvent sans contrat de travail en bonne et due forme.

Cette évolution est d’autant plus dramatique que l’arrêté du 25 mai s’inscrivait déjà dans une logique de contrôle des doctorant·e·s porteuse de tensions et de discriminations, notamment selon que les doctorant·e·s auront eu ou non accès à des financements toujours plus rares et délivrés selon des modalités toujours plus opaques.
 
Ces trois textes font bloc et constituent une seule et même contre-réforme, qui illustre en tous points les dérives pointées par le Collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR dans tous les corps de métiers de l’Université et de la recherche : alignement généralisé sur le contre-modèle que sont les vacations, invisibilisation du travail des non-titulaires, négation des droits sociaux, accentuation des discriminations et toute-puissance des président·e·s.
 
Face à cela, le Collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR revendique l’augmentation massive de contrats doctoraux, la reconnaissance des droits sociaux des non-titulaires et le paiement de l’ensemble des tâches qu’ils et elles effectuent. Mais au-delà, ce dont l’ESR a besoin, c’est d’un plan de recrutement massif permettant en particulier la titularisation de tou·te·s les précaires occupant des fonctions pérennes et l’embauche de personnels sous statut de fonctionnaire dans tous les corps de métiers. Ce plan peut largement être financé par l’abandon du Crédit Impôt Recherche, dont l’inefficacité est prouvée et qui ne sert finalement qu’à accentuer les logiques mercantiles et contractualistes déjà à l’œuvre dans l’ESR. Ces combats, et la lutte contre les discriminations engendrées par la culture du précariat, seront au cœur de la semaine nationale d’action à laquelle appelle le Collectif, du 10 au 15 octobre prochain. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui ne peuvent se résigner au moins-disant social et à la casse de l’Université et de la recherche à se joindre à ce mouvement !

Réunion des précaires de Paris-Descartes le 29 septembre 2016

Pour poursuivre dans la dynamique lancée lors de notre première réunion du 16 septembre 2016, nous, collectif des doctorant.e.s précaires de Paris-Descartes organisons une nouvelle rencontre le jeudi 29 septembre à 18h30 en salle J502 au 45 rue des Saints-Pères 75006.

Cette réunion aura pour objectif de présenter nos revendications et discuter des modes d’action à envisager. Elle est ouverte à tou.te.s les précaires de l’Université Paris-Descartes bien au delà des doctorant.e.s, même si pour l’instant c’est parmi elles-eux que nous trouvons les personnes les plus mobilisées.

Pour plus d’informations, voici le tract à diffuser largement: mobilisation-des-doctorant-e-s-de-paris-descartes

mobilisation-des-doctorant-e-s-de-paris-descartes

Appel à se mobiliser le 15 septembre 2016 pour nos revendications et l’abrogation de la loi travail

SNTRS-CGT, CGT-FERC-SUP, CGT-INRA, SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, SNEP-FSU, SNPREES-FO, SUD-RECHERCHE-EPST, SUD-EDUCATION, Collectif des travailleur-e-s précaires de l’ESR.

Les organisations syndicales de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), appellent tous les personnels à participer aux actions de mobilisation (rassemblements, manifestations, grèves…) organisées lors de la journée du 15 septembre 2016 contre la loi Travail à l’initiative des organisations syndicales interprofessionnelles CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU, UNEF, FIDL, UNL.

Pendant quatre mois, les salarié-es, les agent-es, les chômeur-euses, les précaires, les jeunes et les retraité-es, se sont mobilisés pour s’opposer au projet de loi. Sans majorité, ni  chez les syndicats, ni dans l’opinion ni à l’Assemblée nationale, le gouvernement a décidé d’utiliser le 49.3 pour imposer cette loi. Ce coup de force reste inadmissible et tourne le dos à la démocratie sociale. Il s’accompagne de nombreux faits de répression dont sont victimes des militants, des jeunes, des salariés et des agents publics.

Cette loi est mauvaise pour tous les salariés.

Pour les salariés du secteur privé, elle donne de nouveaux leviers au dumping social. En effet, notamment en inversant la hiérarchie des normes qui affaiblit les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, elle accroît la concurrence entre entreprises qui vont alors s’aligner sur le « moins offrant » pour les salarié-es. Cette situation va engendrer encore plus de flexibilité et de précarité. Les pays  qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail dans un passé récent (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui toutes les conséquences néfastes.

Les agents de l’enseignement supérieur et la recherche comme tous ceux de la fonction publique seront touchés par la logique de la loi travail si nous n’y faisons pas échec. Ils sont déjà mis à mal par nombre de réformes. L’autonomie des universités relève déjà de l’inversion des normes et cette réforme a fortement contribué au développement de la précarité qui atteint 40% des effectifs. En plus, nombre de règles inscrites dans le statut de la Fonction publique relèvent de la transposition de dispositions du Code du travail (dialogue social, caractère national du droit s’appliquant aux cadres locaux de gestion, temps de travail, mobilité, flexibilité, CHSCT, etc).

Les discours marquant l’entrée en campagne pour les élections présidentielles d’un certain nombre de candidats révèlent leur volonté d’en découdre avec la fonction publique. La loi Travail leur en ouvre la porte : remise en cause du dialogue social et du statut notamment en ce qui concerne la garantie de l’emploi, la définition du temps de travail et des conditions de travail. S’agissant du statut, le maintien et le développement des garanties sont la condition de la pérennité des missions et de l’égalité entre agents.

Pour nos organisations, il est indispensable et urgent de permettre à chacun-une, dans le public comme dans le privé, de pouvoir bénéficier d’un emploi stable, de qualité et aussi d’une formation professionnelle à la hauteur des métiers, des missions exercées et des choix professionnels des salarié-es et des agent-es.

C’est pourquoi nos organisations appellent les personnels de l’ESR à se mobiliser pour l’abrogation de cette loi, pour gagner des créations d’emplois, l’amélioration des salaires et des carrières, pour en finir avec tous les dispositifs indemnitaires inégalitaires aggravant la mise en concurrence des personnels entre eux et leur subordination, notamment le RIFSEEP et la PEDR, et pour définir de nouveaux droits pour toutes et tous. Elles appellent à participer aux assemblées générales de rentrée et aux actions organisées le 15 septembre.

Paris le 9 septembre 2016

Réunion de rentrée des précaires de Descartes

C’est la rentrée et l’occasion de faire entendre nos revendications pour que les choses bougent pour les recrues que nous sommes à l’Université Paris-Descartes, que l’on soit contractuel·le, ATER, vacataire… ou qu’on n’ait pas obtenu de charge de cours ou de financement.

A Paris 1, grâce à la mobilisation des doctorant·e·s et à la rétention de notes, les doctorant·e·s ont obtenu la mensualisation du paiement des vacations, l’exonération des droits d’inscription ainsi que la création d’un observatoire de la précarité. D’autres mouvements de précaires existent dans différentes facs dans toute la France (Nanterre, Lille, Nantes, Lyon 2…), et ont obtenu gain de cause, amenant à un recul de la précarité et à une meilleure répartition des cours et des financements entre les doctorant·e·s.

Il n’y a aucune raison qu’à Paris 5 ça ne bouge pas aussi ! Il suffit de nous rassembler plutôt que de rester isolé·e·s, et de lancer le mouvement !

Nous proposons de créer un collectif de précaires et de nous réunir afin d’établir nos revendications et de réfléchir aux moyens de les faire entendre aux décisionnaires de la fac.

RDV VENDREDI 16 SEPTEMBRE 17H30

Salle J235 Bât. Jacob (45 rue des Saints-Pères, 75006)

Ecrivez-nous à cette adresse pour vous inscrire à la liste de diffusion:

Voici le tract à diffuser sans modération :
reunion-de-rentree-des-precaires-de-descartes3

Réunion publique d’information à Paris 8

Afin d’augmenter les troupes et de se lancer dans la campagne de rentrée, voici le tract qu’a rédigé l’AG des précaires de Paris 8 pour convier les non-titulaires de l’Université à une réunion publique d’information sur le Collectif.

N’hésitez pas à vous en inspirer pour entreprendre une action similaire 🙂

La précarité touche aujourd’hui une majorité du personnel de l’Université : enseignant·e·s-chercheur·e·s, secrétariats administratifs, bibliothécaires, agent·e·s d’entretien, etc. Nous enseignant·e·s précaires de Paris 8, membres du Collectif national des travailleur·e·s précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, avons été invisibilisé·e·s depuis longtemps, mais notre nombre va croissant. Nous refusons de nous taire plus longtemps. Dans la poursuite de la mobilisation contre la loi « Travail » nous avons décidé de nous constituer en collectifs locaux fédérés à un niveau national, et regroupant tou·te·s les travailleur·se·s précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche – soit près de la moitié de ses effectifs.

Nos revendications sont aussi simples que réalisables : mensualisation du paiement des vacataires et des contractuel·le·s, et respect du droit du travail (signature d’un contrat de travail avant la prise de fonction et remise de fiches de paie mensuelles) ; exonération des frais d’inscription pour les doctorant·e·s ; fin du travail gratuit et rémunération de toutes les activités invisibles effectuées par les non-titulaires (surveillances d’examens et correction de copies, heures supplémentaires non payées, vacations et activités de recherche non rémunérées, recours abusif aux stages, etc) ; allongement de la durée de rattachement des nouvelles/aux docteur·e·s à leur laboratoire, avec accès aux locaux et aux financements au même titre que les titulaires ; titularisation des tou·te·s les contractuel·le·s et vacataires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche travaillant sur des fonctions pérennes, etc.

Pour s’informer sur nos droits et nous rejoindre, nous organisons à Paris 8 une :

RÉUNION PUBLIQUE
MARDI 20 SEPTEMBRE 2016 à 12h30
RENDEZ-VOUS DEVANT L’ENTRÉE DE LA BIBLIOTHÈQUE

Pour nous contacter : 

Communiqué de soutien de l’ANCMSP

Communiqué de soutien de l’Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

Tout comme le CA de l’ASES, l’ANCMSP apporte son soutien au mouvement des travailleur·e·s précaires de l’ESR partout où il apparaît utile et nécessaire.

Il est d’autant plus primordial de porter nos revendications dans les arènes que sont les grands congrès internationaux de nos disciplines que les politiques de destruction minutieuse de l’ESR ne semblent pas avoir de frontières.

Par ailleurs, l’ANCMSP s’étonne des réactions de certain·e·s titulaires toujours plus enclins à répondre aux sirènes de l’individualisme, alors même que la contestation des ces politiques nous oblige à faire front commun. Elle condamne les réactions de titulaires « désintéressés » du sort des plus précaires d’entre nous, toujours prompts à évincer la question éminemment politique de la précarité de nos métiers parce que « sans intérêt ».

L’ANCMSP s’engage également à porter le débat partout où elle le pourra. Elle proposera d’ailleurs d’en débattre collectivement lors du prochain congrès de l’AFSP.

Le bureau

Communiqué de soutien de l’ASES

Communiqué de soutien de l’Association des sociologues enseignant·e·s du supérieur (ASES) publié le 22 juillet 2016.

Le CA de l’ASES apporte son soutien au mouvement des travailleur·e·s précaires de l’ESR et à leurs revendications, notamment après les « événements » du Congrès AISLF de Montréal qui ont suscité plusieurs réactions sur notre liste. Nous pensons en effet que la question préoccupante et récurrente de la précarité dans l’ESR ne peut laisser indifférent quiconque dans notre milieu professionnel, précaires et titulaires, car chacun, à des niveaux différents, a à pâtir de la dégradation de l’emploi et des conditions de travail. Ajoutons que la crainte sur les conditions matérielles de la rentrée 2016 exprimée récemment par 24 présidents d’université dans une tribune n’est pas de nature à nous rassurer sur la volonté politique d’endiguer cette dégradation structurelle.

Nous organiserons l’an prochain des rencontres et discussions avec celles et ceux qui souhaitent débattre de ce sujet et y apporter des solutions.

Les membres du conseil d’administration.

Précaires de tous les secteurs, unissons-nous ! (soutien aux travailleur·e·s de la BnF)

Communiqué de soutien aux précaires de la BNF mobilisé·e·s

Partout en France, le 22 juin 2016

Ce jeudi 23 juin, les travailleur·e·s de la Bibliothèque Nationale de France (BNF), en particulier les précaires, soutenu·e·s par leur intersyndicale CGT-SUD-FSU, organisent une nouvelle journée de grève et d’action. Leurs revendications sont aussi simples que légitimes. Elles concernent l’arrêt des suppressions de postes, l’amélioration des conditions de travail, le passage en CDI des contractuel·le·s à temps incomplet et le passage à 110h de travail par mois pour les précaires qui le souhaitent. Elles ne sont que le minima que chacun·e a le droit de réclamer pour vivre dignement, et sont indispensables pour préserver un service public digne de ce nom. Face à cela, la direction pour l’instant ne fait pas des propositions à la hauteur des demandes.

Partout, dans le secteur public comme dans le privé, des luttes de précaires se re-développent, reconstituant et renouvelant des équipes militantes et créant des solidarités entre différentes catégories de travailleur·e·s. Alors que nous sommes sans cesse atomisé·e·s et mis·es en concurrence, la mobilisation collective apparait à chaque fois comme le plus beau des remparts face à l’individualisation des rapports sociaux et les souffrances personnelles que celle-ci induit. La lutte des doctorant·e·s de l’Université Paris 1 nous montre qu’il est possible de gagner des victoires importantes grâce à notre détermination. Lors du meeting-assemblée que nous avions organisé le dimanche 29 mai à la bourse du travail de St Denis, des convergences fortes entre différentes luttes de précaires ont été constatées. La solidarité de toutes et tous, précaires ou non, est un impératif si nous voulons transformer radicalement nos conditions de travail.

Nous affirmons notre soutien inconditionnel aux précaires de la BNF en lutte. En tant que lecteurs/lectrices, il est indispensable qu’ils et elles gagnent afin que nos conditions de travail soient préservées dans ce lieu important pour l’accès aux savoirs de toutes et tous. En tant que travailleur·e·s précaires, une victoire face à la direction de la BNF montrerait une nouvelle fois que d’autres solutions sont possibles. Le ministère de la culture doit désormais intervenir sur ce dossier et cesser d’ignorer leurs revendications. Le laisser-faire du gouvernement, qui est le même dans l’ESR, sous prétexte de laisser l’autonomie de gestion aux établissements, est insupportable. Ces situations locales ne font pas que s’accumuler : elles font système et prennent racine dans les logiques managériales, concurrentielles et l’asphyxie budgétaire que l’Etat-employeur organise, faisant ainsi mieux que le Medef dans ce rôle de précarisateur.

Pour toutes ces raisons, nous appelons l’ensemble des personnels de l’ESR, usager·e·s ou non de la BnF, titulaires et non-titulaires, à affirmer leur soutien aux précaires de la BnF ce jeudi 23 juin (Rassemblement à 12h30 devant le ministère de la Culture au Palais Royal (colonnes de Buren) ).

Nous les appelons également à participer ce même jour ainsi que les suivants, partout en France, aux manifestations contre la loi « Travail », qu’elles soient autorisées ou non, pour faire face à la dérive autoritaire historique du gouvernement et mettre en défaite ce projet de loi qui constituera une régression sociale majeure pour l’ensemble des travailleur·e·s de ce pays.

Mort à la précarité, Vive les luttes de précaires !