Mensualisation à Lille 2, une victoire en appelle d’autres

Après 9 mois de lutte, plusieurs blocages des conseils de la COMUE, des actions de sensibilisation envers les étudiants et les personnels de l’université de Lille et plusieurs rencontres avec les président-es d’université et responsables des ressources humaines, Lille 2 et Lille 1 ont décidé de mensualiser le paiement des vacations. A Lille 2, les composantes ont demandé cette semaine aux vacataires de déclarer leurs heures afin de les payer, à Lille 1 la direction entre dans le même processus. C’est une petite victoire pour le collectif des précaires qui se bat depuis mai dernier pour porter – entre autre- cette revendication simple : les travailleurs de l’université doivent être payés tous les mois pour le travail effectué.

Tout n’est pas gagné pour autant : les délais incompréhensibles de traitement des dossiers obligent à ne payer les heures travaillées qu’avec un délai de deux mois. C’est mieux que la situation initiale (les vacataires déclaraient leurs heures à la fin du semestre, en mai, pour être payés – au mieux- en juillet), mais c’est toujours trop long. De nombreux vacataires ne pourront pas profiter de cette mesure immédiatement, parce qu’en février, six semaines après le début des cours, leurs dossiers n’ont toujours pas été validés par l’administration et qu’ils n’ont toujours pas signé de contrat. La mensualisation risque de ne bénéficier qu’à quelques personnes.

Le collectif des précaires de l’ESR de Lille se félicite de la prise de conscience des services administratifs des universités et salue leurs efforts. Toutefois, il n’est pas normal qu’un collectif doive se constituer, se battre pour se faire entendre puis devenir spécialiste de ressources humaines pour changer de telles situations : puisque la mensualisation des vacations est matériellement possible, c’est de la responsabilité des présidents et élus de s’emparer du problème et de permettre aux services de le résoudre. Le collectif appelle donc à la vigilance de chacun : les réalités des situations des vacataires sont trop mal connues ou volontairement ignorées. Il est temps de les prendre en compte.

Le collectif se désole de devoir lutter pour la mensualisation des vacations, mesure nécessaire mais qui reste de l’ordre de la gestion et de l’institutionnalisation de la précarité. La mensualisation aménage la précarité, mais ne la supprime pas. Nous continuons à appeler au rassemblement et à la lutte contre la précarité dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, pour des conditions de travail dignes et une augmentation du nombre de postes stables d’enseignant chercheurs.

Mobilisation et revendications du Comité local des Travailleurs Précaires du CNAM

Synthèse des problématiques et des démarches.

Suite à la confrontation de plusieurs doctorant·e·s contractuel·le·s du CNAM à des délais de traitement de leurs indemnités chômage les privant de ressources, et à la non-rétroactivité du paiement des mois dus, nous avons entamé cet été une mobilisation qui s’est rapidement trouvée en affinités avec les démarches et revendications du collectif national des Travailleurs Précaires de l’ESR telles que nous les a notamment exposées un représentant du collectif convié au CNAM.
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La parité à l’université : quelques clés de lecture

Note du Collectif de Paris IV, à partir du rapport d’information de l’Assemblée nationale du 24 avril 2013, consultable ici.

(In)égalités

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Les hommes et les femmes bénéficient formellement des mêmes droits mais on continue à observer d’importantes inégalités, qui touchent tous les métiers (chercheurs/chercheuses mais aussi personnels de bibliothèques, administratifs, etc). Seulement 27 % des chercheurs sont des chercheuses, ce qui est mieux que l’Allemagne (23 %) mais très inférieur à l’Italie, l’Espagne, le Portugal (respectivement 33 %, 37 % et 40 %).

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Communiqué des doctorant·e·s Mobilisé·e·s à l’adresse des instances de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Nous vous signalons qu’à ce jour le traitement du mois de décembre des ATER leur a été incomplètement versé. Pour les ATER à mi-temps d’enseignement il leur reste dû entre 150 et 200 euros ; et pour les ATER à temps plein d’enseignement entre 350 et 400 euros. L’Université ne leur a pas non plus versé la moitié de la prime annuelle d’enseignement et de recherche, pourtant versée avec le traitement de décembre. Pour les premiers cela représente 270 euros euros et pour les seconds 539,75 euros.
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BibCNRS : les docteur.e.s sans postes sans accès aux revues ?

Au cours des dernières semaines, sans avertissement, les différents portails d’accès aux publications scientifiques ont été remplacés par un nouveau portail intitulé BibCNRS, où l’accès y devient individualisé. Cela exclut de fait les sans-postes, avec des conséquences évidentes quant à leur capacité à poursuivre des recherches.
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Motion de soutien du Centre Marc Bloch

Le Centre Marc Bloch, centre franco-allemand de recherche en sciences sociales, unité mixte des instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE n° 14 CNRS – MAEDI), montre son soutien au mouvement des précaires de l’ESR. Voici la motion qu’il a voté au dernier conseil de laboratoire :

Le Centre Marc Bloch soutient la mobilisation lancée par le Collectif des travailleur·e·s précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR). Nous observons les mêmes évolutions au sein de l’ESR français concernant la baisse des recrutements et l’augmentation de la précarité des carrières particulièrement visibles parmi les jeunes professionnel·le·s. En ce sens, nous reprenons la motion portée par l’IRIS (Unité mixte de recherche CNRS-EHESS-INSERM-Université Paris 13).

À cela, nous souhaitons ajouter notre inquiétude concernant la situation au sein de l’ESR allemand, tout aussi touché par les effets négatifs de la libéralisation en son sein. Nous dénonçons tout particulièrement l’enchaînement de contrats courts sur des périodes de plus en plus longues après le doctorat, décourageant la poursuite d’une carrière universitaire parmi celles et ceux ne pouvant se permettre une telle instabilité (qu’elle soit sociale, économique ou géographique).

Présentation du Collectif des Docteur·e·s sans poste

Notre initiative s’inscrit dans la dynamique du Collectif national des travailleur·e·s précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), avec lequel nous articulons différentes luttes localement et nationalement. Face à la précarisation massive et de longue durée dans l’ESR, ce collectif vise à répondre à un problème spécifique : celui de l’atomisation des précaires après l’obtention de leur doctorat, en particulier lorsqu’ils ne sont plus véritablement liés à un laboratoire de recherche et quand ils travaillent dans plusieurs établissements, ce qui les rend extrêmement vulnérables en raison de leur isolement.
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Remarques sur l’édition 2016 de l’état de l’emploi scientifique

Publication statistique biennale, l’État de l’emploi scientifique rassemble des études et statistiques permettant d’éclairer les différents domaines d’activité des personnels qui relèvent de l’emploi scientifique en France. Le Collectif doctoral de Paris-Sorbonne a rassemblé les principales informations concernant le doctorat en Lettres et Sciences Humaines. Les figures présentées ici sont extraites de ce rapport, p. 36 à 63.

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AG pique-nique au Centre Universitaire des Saints-Pères

Nous sommes plusieurs à avoir monté depuis septembre dernier un mouvement contre la précarité à l’université Paris-Descartes. Pour l’instant, nous sommes surtout des doctorant·e·s mais nous sommes bien sûr aussi ouvert·e·s aux docteurs sans poste et aux autres personnels de l’université, et nous sommes par ailleurs également soutenus par de nombreux maîtres·ses de conférences et titulaires de l’université.
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