Compte rendu de la Réunion du 19 avril à la MMSH d’Aix en Provence

Aix-en-Provence, le mardi 19 avril.

Une vingtaine de personnes étaient présentes, des étudiant.e.s en Master, des doctorant.e.s, des docteur.e.s. Sont également présents un autoentrepreneur et un chercheur en post-doctorant.

Tout d’abord, il a été précisé que ceci était une réunion et non pas une assemblée générale, le but était de transmettre les informations eues via l’Assemblée Générale des Précaires de l’ESR du 13 Avril 2016, à Marseille.

  • Présentation du collectif national et sur Aix-Marseille

  • Présentation des revendications actées en Assemblée Générale

  • Informations concernant les prochains rendez vous et actions

Chacun a ensuite au cours de la réunion fourni des témoignages, la plupart concerne le monde de l’Archéologie, reflet des personnes présentes dans la salle.

Ont été abordés :

  • le statut des chercheurs associés

  • problème de la méritocratie poussée à l’extrême dans certaines filières

  • les différences pour les doctorants selon leur filière, la précarité en Sciences Humaines mais aussi pour les doctorants en Droit et Économie

  • questions concernant l’opacité des labels d’excellence

  • protection de la propriété intellectuelle

  • pressions exercées sur la publication

  • demande des droits au chômage et au RSA pour les étudiants

Une grande partie des personnes présentes étaient des étudiants en Master, le débat a donc ensuite amorcé la nécessité de faire remonter les problèmes individuels pour ensuite rebondir sur des revendications communes à tout les non titulaires de l’ESR.

  • Pour l’archéologie : aucun statut au sein de la recherche pour les Masters, pas de droit à des financements, une non reconnaissance du statut de chercheur, il est de plus en plus difficile de faire de la recherche sur site, des fouilles…

  • Pour l’anthropologie : terrain à l’étranger obligatoire alors qu’ils ne reçoivent aucun financement, même si des bourses sont possibles, elles restent rares

  • Pour les Masters : la nécessité d’un conventionnement avec le CNRS, pour garantir la propriété intellectuelle, des financements pour les opérations de terrain et la reconnaissance des travaux de recherche.

La réunion s’est clôturée sur un appel à une diffusion plus large, et la mise en place de réunions régulières (environ toutes les deux semaines) à Aix-en-Provence.