Compte-rendu AG Précaires ESR LILLE 22.04.2015.

32 présents. Par ordre décroissant numériquement, Lille1, Lille2, Lille3, Amiens 2 membre du Snesup

L’AG, qui fait suite à celle organisée le 5 avril (compte-rendu sur wiki.precairesesr.fr) débute sur la proposition d’un ordre du jour, un échange d’informations et l’élection du bureau. L’ordre du jour concerne l’identification des raisons de nos problèmes communs et la possibilité de définir et de mener des actions sur lesquelles tous pourront s’investir. Des compte-rendus imprimés de l’AG précédente sont mis à disposition.

Point sur les outils informatiques mis en place :

  • Mail de contact du collectif :
  • Wiki hébergé par precairesesr.fr : wiki.precairesesr.fr (s’y trouvent par exemple les adresses de contact des autres collectifs, une liste d’actions prévue, de l’information sur des outils numériques, CR d’Assemblée Générale …)
  • Liste de diffusion pour communiquer par la suite : (important de s’y inscrire pour rester en contact avec le collectif)

Nous remercions le noyau parisien pour ces éléments de structure.

Présentation de l’action Nuit Debout, une occasion de faire parler du collectif. Une action de la commission Sciences Debout, créée à Lille, est prévue dimanche 24 avril à 16h. Les différences et convergences sont rappelés entre le collectif et ce mouvement, les CR relatifs à Nuit-Debout seront disposés sur le wiki respectif.

L’ordre du jour proposé
  1. Le collectif et son périmètre
  2. Les revendications
  3. Les actions
    1. « internes »
    2. « externes »
  4. Les difficultés communes sur lesquelles se rassembler

Collectif

La question des liens que nous voulons entretenir avec le mouvement Nuit Debout émerge rapidement, ainsi que celle du périmètre du collectif (doctorants uniquement BIATOSS, personnels en CDD…) Comment se positionne-t-on par rapport aux non doctorants ? Des membres de l’AG soulignent l’intérêt de faire un recensement systématique de la situation des nouveaux arrivés pour avoir un aperçu.

L’AG aborde ensuite la question de la formation/l’auto-formation de ses membres, notamment aux outils numériques présentés plut tôt, afin que toutes et tous puissent se les approprier. Idée de faire une AG de 45 min suivi du travail des commissions puis retour en plénière Un travail en commission qu n’est pas forcément thématique c’est juste une occasion de travailler en plus petits groupes pour libérer la parole.

Notre raison d’être : faire en sorte que la recherche ne soit pas oublié dans l’histoire. Mettre en avant l’utilité sociale de la recherche fondamentale. ⇒ comment communique-t-on aux camarades de lutte et au reste de la population ?

Qu’en est-il du contact avec Arras, Lens, Littoral, Amiens… ? Proposition de faire une AG à Arras carrefour des Hauts de France. Un collectif précaires existe à Amiens, si on ne fait pas le geste on aura du mal à les rassembler. Pour financer les déplacements : une caisse logistique. Ne pas hésiter à envoyer aux organisations syndicales (qui pourront relayer l’information dans leurs réseaux structurés)

Les revendications

Rappel : Lors de la dernière AG a été voté le soutien à la motion de Paris 8. Les principales revendications sont énumérées (Retrait de la loi travail, respect de la hiérarchie des normes, mensualisation des vacations, versement d’une prime de précarité pour les non-titulaires concernés, lutte contre le sexisme dans l’enseignement supérieur, création de postes dans l’ESR, ouverture de nouveaux droits, exonération de frais d’inscription pour les doctorant-e-s non financé-e-s)

Plusieurs autres revendications sont discutées, sans faire l’objet d’un vote : la représentation des doctorants dans les universités et des asymétries de statut en fonction de la possession d’un financement ou non avec l’idée serait de revendiquer l’unification du statut, les revendications de la CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs), mentionnées dans des “fiches techniques”, la privatisation des objectifs de la recherche et de son financement, etc.

Plus largement, plusieurs prises de paroles dans l’AG identifie un besoin d’entre-information/formation sur les points de revendication cités. L’idée que le collectif doit trouver une manière de promouvoir l’auto-formation de ses membres sur ces questions est évoquée, par exemple et notamment sur le décret « formation doctorale » à venir. La possibilité de faire un tour de parole récurrent d’1/4h, en début d’AG, pour mettre en commun des informations, faire émerger des points à traiter, accueillir les nouveaux, est évoquée. La discussion aborde les différentes manières d’organiser les temps de l’AG pour la suite : sont notamment évoqués l’idée d’une commission « Formation aux outils techniques », d’un « Atelier sur les formes de précarité universitaire, l’autoformation, les travaux de la CJC..), la possibilité de grouper ces ateliers avant/après les soirs d’AG pour ne pas s’éparpiller. D’autres participants font remarquer qu’il est important que les actions soient discutées et votées en AG.

Un-e participant-e de l’AG demande l’inscription dans nos revendications de l’arrêt de la criminialisation / repression des mobilisations étudiants / syndicales. L’AG souhaiterait cependant avoir connaissance du texte avant de se prononcer.

Les actions possibles

Le président évoque deux axes de réflexion concernant nos actions à venir : le retrait de la loi travail et l’arrêté doctoral à venir. La discussion se porte tout d’abord sur les actions “internes” et l’organisation du collectif avant d’aborder les actions visant à inscrire le collectif dans l’actuel mouvement social.

Actions internes

Suite à une demande d’information concernant l’arrêté doctoral, une représentante du SNESUP renvoie les participant-e-s vers le communiqué produit par son syndicat.

Un-e participant-e demande quel est notre répertoire d’action à nous qui sommes peu nombreux et peu doté en capitaux économique pour faire une action visible et efficace.

Le questionnement précédent sur l’autoformation des membres est repris : Un-e- participant-e propose de l’autoformation aux actions pour présenter la pluralité des situations de précarités à partir de prises de parole publiques centrées sur quelques trajectoires singulières de doctorants / précaires.

Plusieurs idées de commissions thématiques sont évoquées, est notamment proposée la mis en place d’une commission « Logistique » de 5-6 personnes. Celle-ci vise à répartir le travail de mise en place des AG afin qu’il ne soit pas systématiquement pris en charge par les mêmes personnes. Cette commission serait renouvelée à chaque AG et chargée d’organiser la prochaine AG, de diffuser l’information (mails ; listes de diffusion, tracts dans les universités) dans les différentes universités de la région.

La proposition visant à créer une commission Logistique dans les termes décrits ci-dessus est soumise au vote et adoptée à la majorité.

La représentante élue de l’ED SHS souligne que son adresse est en ligne, ça nécessite néanmoins de chercher labo par labo, ED par ED. 6 personnes se sont portées volontaires pour être dans la commission.

Un second vote proposé à l’initiative d’un-e participant-e concerne la date et l’heure des AG : Il est proposé de rendre ces rendez-vous plus réguliers en se réunissant systématiquement les vendredi à 18h.

La proposition est soumise au vote et adoptée à l’unanimité

Actions externes

La proposition suivante émise par l’AG concerne l’implication du collectif dans Nuit Debout, Dimanche 24 avril, participer au mouvement, proposer la création d’une commission ESR, préparer une banderole et un communiqué en vue de la mobilisation du 28 avril.

La proposition est soumise au vote et adoptée (2 absentions, 4 NPPAV, 0 contre)

Deux actions possibles sont ensuite examinées :

Un-e participant-e informe l’AG de l’intention de Sud-Rail de faire une action à la gare Lille Flandres : appel à venir le mardi 26.04. avec les étudiants de Archimède, l’idée est de faire pression en soutien au rail. La CGT ne veulent pas se joindre à la manifestation du 28.04. montrer notre soutien est un moyen de faire pression sur elle pour qu’elle se joigne à la lutte. La CGT veut se focaliser sur la loi SOC en se disant que c’est plus important que la loi travail. Suite à une demande d’information de la part de l’AG, il est précisé que le collectif a été saisi d’une demande en ce sens par l’intermédiaire de l’un-e de ses participants.

Autre information abordée : Samedi 23 avril, une AG , convergence des luttes est organisée au M1 (bâtiment occupé de l’université Lille 1 par les étudiant-e-s), les précaires y sont invités. L’Insoumise, espace autonome et bouquinerie occupée en solidarité avec les membres de la CNT assignés à résidence suite à la manifestation du 20 avril.

La proposition de participer à l’action de Sud Rail à la gare Lille Flandres est soumise au vote et adoptée à la majorité.

La proposition de participer à l’AG « convergence des luttes » organisée au M1 le 23 avril est soumise au vote et adoptée à la majorité.

S’ensuit un échange sur l’organisation des votes, la possibilité de diviser celui-ci entre, d’un côté, adhésion au principe et, d’un autre côté, participation effective, la signification de l’option « Ne prend pas part au vote » pouvant servir à indiquer un appui de principe malgré la non-participation à l’action.

-Un-e participant-e suggère que le collectif devrait signer et diffuser la pétition « stop violence policière ». Un pouvoir qui matraque la jeunesse.

La commission logistique fera tourner l’information.

L’échange se poursuit par un débat sur la place qu’occupe la convergence des luttes dans nos actions. L’opposition entre un mouvement « corporatiste » et un mouvement attaché à la convergence des luttes est discutée.

On souligne l’importance de faire circuler les CR, les résolutions, notamment pour accueillir les participants qui viendraient en AG pour la première fois. On reste sur l’idée que nous avons deux objectifs, la défense de la situation des précaires de l’ESR (ou plus largement de l’université) et la convergence avec le mouvement social actuel.

La prochaine proposition soumise au vote concerne la participation des chercheurs précaires à la manifestation du 28.04. derrière une banderole qu’il s’agit de concocter dimanche. L’inscription à réaliser sur la banderole est discutée et l’option « Précaires de l’université en lutte » est soumise au vote.

Un-e participant-e fait remarquer que « précaires de l’université » va bien au-delà des doctorants et non-titulaires de la recherche. En choisissant un tel message, cela nous engage également à prendre et nouer effectivement contact avec les BIATOSS par exemple (Ce thème de débat est également présent sur la liste bonjour).

La proposition est soumise au vote et adoptée (1 NPPAV, 2 Abst, 11 Pour, 0 Contre)

Plusieurs participant-e-s relance l’idée de “qu’est-ce qu’une recherche saine” ? Il est remarqué, à l’inverse, que ça risque de ne pas toucher les BIATTS Un-e participant-e avance l’idée selon laquelle c’est avant tout la question salariale qui nous lie et qui peut constituer le terreau de revendications et d’actions communes.. Un-e participant-e souligne que c’est une manière de présenter la recherche comme un travail comme les autres (et entrer avec le mot d’ordre de « recherche saine » risque de nous autonomiser). Elle propose de faire un tract pour les étudiants (pour potentiellement les joindre à notre mouvement), ce qui semble plus ou moins possible selon les universités.

Une dernière discussion porte sur la manière d’intégrer le terme « travailleurs » ou celui de « service public » dans nos écrits et discours..