Non-titulaires de l’Ined : SOLIDARITÉ !

Nous sommes contractuel·le·s, stagiaires, doctorant·e·s ou post-doctorant·e·s, présent·e·s dans tous les services et toutes les unités de recherche de l’Institut National d’Études Démographiques (Ined). Certain·e·s d’entre nous vivent dans une grande précarité : contrats courts (allant de 3 mois à 3 ans), difficulté d’accès au logement, faible rémunération, incertitude professionnelle… À l’Ined, nous représentons 1/3 des effectifs. Nos conditions de vie et de travail nuisent à la fois au fonctionnement interne et aux relations interpersonnelles au sein de l’institut, pouvant donner lieu à des désorganisations d’équipes et des cas d’isolement et de burn-out, tous personnels confondus. Nous souhaitons nous rassembler et nous organiser face à cette précarité de l’emploi, massivement dénoncée par le mouvement social contre la loi Travail. Pour cela, nous avons créé le Collectif des non-titulaires de l’Ined afin de faire valoir nos droits et d’ouvrir le débat sur nos conditions de travail. Il nous semble nécessaire de discuter de ces priorités :

Revendications communes et générales

Être informé·e·s de nos droits et qu’ils soient respectés :

  • À travers la remise à chaque embauche d’un document d’information sur la rémunération, l’AAES, la cantine, les horaires, les congés (CET), les droits d’allocation à la perte d’emploi, les recours en cas de litige ou de harcèlement sexiste, raciste, LGBTphobe, les possibilités de formation, les primes (informatique, ancienneté, …), etc.
  • Finaliser et diffuser le « livret d’accueil » dont la mise à jour faisait partie des annonces de la précédente direction.
  • Être informé.e par écrit du renouvellement ou non de notre contrat dans les délais prévus par la loi.
  • Veiller à la réalisation des évaluations annuelles pour les contractuel·le·s dont la période de contrat est supérieure à un an.
  • Avoir un poste de travail dans un bureau attribué pour la durée de notre contrat, pour les contrats courts et les stagiaires.
  • Ouvrir des postes de titulaires sur les fonctions pérennes assurées par le personnel contractuel.
  • Mettre en place des espaces de concertation ou améliorer ceux qui existent comme la Commission Consultative Paritaire des Personnels Non-Titulaires.
  • Ajouter un onglet sur la page d’accueil de l’Intraned (intranet de l’ined) tenant à jour la liste des non-titulaires en fonction à l’Ined leur permettant d’être visibles au sein de l’Institut.

Revendications portant sur l’insertion professionnelle des contractuel·le·s

  • Créer au sein de l’Ined un pôle d’aide à la formation et à la recherche d’emploi pour les contractuel·le·s recruté·e·s sur des missions temporaires (accès aux formations, prise en charge des trajets pour se rendre aux entretiens/auditions…).
  • Pour l’ensemble des CDD, bénéficier d’un ratio de temps destiné à la recherche d’un nouvel emploi.

Revendications portant sur la rémunération

  • Transparence quant à la grille des rémunérations (statut, diplôme, conditions d’ancienneté…).
  • Disposer d’un 13e mois (comme cela se pratique dans le privé).
  • Disposer de l’équivalent d’une prime de précarité (comme cela se pratique dans le privé).
  • Informer les contractuel·le·s des droits ouvrant à la prime d’activité.
  • Revaloriser les salaires à échéances fixes pour les contrats supérieurs à un an.
  • Revaloriser les indemnités des stagiaires en les alignant sur la rémunération des apprenti·e·s.

Revendications portant sur le logement

  • Étendre aux contractuel·le·s l’indemnité de résidence de 3% du traitement accordée aux fonctionnaires résidents en Ile-de-France.
  • Réserver des chambres dans des résidences collectives/universitaires (CitéU, …) pour les stagiaires et étendre ce dispositif aux contrats courts.
  • L’Ined et de façon plus large le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche doivent prendre en considération que la succession des contrats courts est un véritable frein à la recherche de logement, particulièrement en région parisienne. Il nous semble nécessaire de favoriser l’accès à un logement social pour tous les contractuel·le·s répondant aux critères d’attribution dans le délai le plus court possible.

Nous rejoignons les revendications portées par le mouvement social contre la loi Travail, notamment celles du Collectif des précaires de l’ESR.

Notre Collectif s’est constitué de façon autonome, et bénéficie par ailleurs du soutien de l’inter-syndicale de l’Ined : CFDT et CGT.