Communiqué des doctorant·e·s et docteur·e·s enseignant·e·s en science politique de l’Université Paris I

Nous, doctorant·e·s et docteur·e·s enseignant·e·s de l’UFR 11, nous sommes réuni·e·s le 7 mai, suite au constat unanime d’absence de dialogue au sein de notre département et de l’urgence de celui-ci.

Considérant les mails répétés des étudiants de L1, L2 et L3 s’inquiétant des modalités d’examen du second semestre et de l’absence de communication de la part du corps enseignant à cet égard ;

Considérant l’appel de l’assemblée générale des personnels de l’Université Paris I à la grève illimitée et à la non tenue des examens ;

Considérant la tenue de la Coordination Nationale des Universités le 5 mai, réunissant les représentant·e·s de 38 établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche et d’une vingtaine d’organisations syndicales et associatives, appelant à la grève illimitée des personnels, à la non tenue des examens et à la rétention des notes ;

Considérant les conditions anormales et inquiétantes qui affectent la tenue des examens : présence policière devant les centres d’examen, délocalisation de ces derniers, présence des agents de sécurité à l’intérieur des salles d’examen, fermeture des bibliothèques, convocations irrégulières aux examens ne respectant pas le délai minimal de 10 jours, difficulté (voire impossibilité) d’accès aux bâtiments universitaires ;

Considérant l’absence de dialogue, de communication et de coordination au sein de notre UFR alors même qu’une grande partie du corps enseignant exprime des critiques sur la réforme actuelle, comme en témoigne la motion du CESSP du 27 avril dernier affirmant son soutien aux mobilisations étudiantes et universitaires ;

Attaché·e·s à la qualité et à l’esprit de service public et indigné·e·s des conditions d’examen, nous appelons nos collègues enseignant·e·s à dialoguer avec nous et avec nos étudiant·e·s par rapport aux modalités d’évaluation. Le silence de l’UFR face à de tels éléments ne nous paraît plus tenable.

En attendant une réponse claire et collective de notre UFR, nous déclarons :

  • Maintenir notre grève des surveillances,
  • Organiser la grève des corrections d’examens,
  • Retenir les notes de contrôle continu.

Cette rétention se justifie dans un contexte d’incertitude globale concernant les principes généraux d’évaluation de nos étudiant·e·s, et ce d’autant plus que les notes de contrôle continu sont au cœur des modalités alternatives de notation qu’ils et elles ont proposées. Si cet appel au dialogue ne trouve aucun écho, nous nous réservons le droit d’une notation politique de 20/20 sur le contrôle continu. Nous rejoignons ainsi des modalités d’action mises en œuvre dans d’autres UFR.

Nous, doctorant·e·s et docteur·e·s enseignant·e·s de l’UFR 11, appelons par conséquent les titulaires à participer à l’AG organisée par les étudiant·e·s ce mercredi 9 mai et espérons que le prochain conseil d’UFR sera l’occasion de répondre collectivement à ces interrogations partagées par tou·te·s.

Les doctorant·e·s et docteur·e·s enseignant·e·s de l’UFR 11