Appel aux 3ème rencontres nationales des travailleur·e·s précaires de l’ESR – le 9 juin à Nanterre

La mobilisation en cours contre la loi ORE a une fois de plus été portée massivement par les personnels les plus précaires. Impliqué·e·s fortement dans les AG des personnels, étant parfois les seul·e·s à mettre en place effectivement la grève et/ou la rétention des notes, les personnels non-titulaires ont été souvent  isolés et invisibilités. Cela a été le cas à Nanterre et Paris 1 où nos collègues se sont vu refuser le droit de vote dans les cadres institutionnels, ou encore à Aix où des doctorant·e·s se sont vu refuser l’accès à une réunion officielle par l’administration.

De nombreux foyers de mobilisations, à Aix-Marseille, Lille, Lyon, Science Po, Paris 1 et Paris 3, Toulouse etc. existent : des collectifs locaux se (re)constituent et organisent la mobilisation selon leurs modalités propres d’action. Les appels des 68+ de Nanterre ou celui des 1000 fourmi·e·s ont tracé de nouvelles perspectives pour la mobilisation et la grève des personnels  précaires de l’ESR. Ces démarches constituent un saut qualitatif sans précédent pour nos mobilisations, qu’il s’agit désormais d’étendre et de renforcer. 

En continuité avec la constitution en 2016 du Collectif national des travailleur·e·s précaires de l’ESR, la mobilisation nationale en cours contre la loi ORE et les mobilisations locales actuelles de précaires, il nous semble décisif de parvenir à  coordonner nos mobilisations et amplifier l’audience de nos revendications. Plus encore, nous souhaitons que démarre une nouvelle phase de mobilisation des précaires, prête à s’inscrire dans la durée et à porter de nouvelles modalités d’actions.

C’est pourquoi nous appelons à la tenue d’une Rencontre nationale des travailleur·e·s précaires de l’ESR le 9 juin 2018 à Nanterre, à la suite de celles de Paris/St Denis en mai 2016 et de Lille en novembre 2016.

Cette rencontre aura pour but de discuter :

  1. De la poursuite à court et moyen terme de la mobilisation contre la loi ORE ;

  2. D’une campagne de mobilisation contre la précarité à la rentrée prochaine, selon des modalités d’action à définir et qui ont commencé à être débattues autour de l’appel des 1000 fourmi·e·s ;

  3. De la refondation d’un collectif national des précaires, appuyé sur les collectifs locaux et les organisations disponibles.

Nous appelons l’ensemble des organisations, AGs et collectifs de précaires à envoyer 2 mandaté·e·s avec droit de vote, et à faire remonter leurs noms au bureau de l’ANCMSP. Nous appelons l’ensemble des organisations professionnelles et syndicales à soutenir l’organisation de ces rencontres et à y envoyer des observateur·trice·s. Nous invitons enfin les précaires de l’Education Nationale actuellement mobilisé·e·s à participer en tant qu’observateur·trice·s à ces rencontres.

 

Premiers signataires :

ANCMSP,

Dicensus (Strasbourg),
Doctorant.e.s Mobilisé
·e·s pour l’Université Paris 1

Collectif des enseignant·e·s vacataires et précaires de l’UPEM

Collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR d’Aix-Marseille

Collectif des docteur·e·s sans poste

Collectif des doctorant·e·s et non-titulaires de Lyon 2

Collectif des précaires de l’Université du Mirail
Le collectif des doctorant
·e·s en SHS mobilisé·e·s de l’Université de Picardie Jules Verne

L’appel des 68+ de Nanterre