Les jeunes chercheur·se·s enseignant·e·s du département science politique (UFR 11) de l’Université Paris I en grève

Nous, collectif de jeunes chercheur·e·s enseignant·e·s au département science politique de l’Université Paris I (UFR 11), nous déclarons en grève. Nous ne saisirons pas les notes des enseignements dont nous étions chargé·e·s au cours de ce deuxième semestre, conformément à ce qui a été décidé par la majorité d’entre nous. Cette décision court pour huit jours et pourra être renouvelée le 23 mai prochain, si l’Université Paris I n’a pas répondu à nos revendications.

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Inventaire de la précarité des enseignant·es et chercheur·es

Désengagement de l’État, autonomie budgétaire des universités, financement de la recherche sur projet… Quelles conséquences pour les doctorant·es et les docteur·es sans poste ? À partir des 1021 réponses reçues à son questionnaire, Le Collectif des travailleur·es précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) fait l’inventaire de la précarité des enseignant·es et chercheur·es sur la période 2014-2018.

Quelles étaient les conditions d’emploi et de travail des doctorant·es et des docteur·es sans poste en 2018 ? Quelles sont les conséquences de la précarité sur la qualité de vie et la santé des personnels ? Les résultats de cet inventaire sont alarmants.

Téléchargez-le ici.

Et n’hésitez pas à le diffuser le plus largement possible !

Pour toute question, vous pouvez nous écrire à :

L’Université en danger : la situation est grave !

Appel de la Coordination nationale des universités

La Coordination nationale des Universités (CNU), réunie à Paris le samedi 5 mai 2018, a rassemblé des représentant·e·s de 38 établissements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La CNU appelle à la grève illimitée jusqu’au retrait de la loi ORE, à l’arrêt de la répression policière dans les Universités et à la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour la rentrée 2018.

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Prolongation de l’inventaire des conditions d’emploi précaires

Le Collectif des travailleur·es précaires de l’ESR fait depuis trois mois l’inventaire des mauvaises conditions d’emploi subies par les enseignant·es et les chercheur·es sur la période 2014-2018 : recensement.precairesesr.fr

Nous comptons déjà 740 formulaires complétés, auxquels s’ajoutent 1171 formulaires partiellement remplis, dont certains pourront être pris en compte. Les réponses très fournies aux questions libres sur les discriminations, les abus et la santé au travail traduisent une situation de crise.

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Le collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR cosigne le manifeste du collectif OSEF

Aux côtés de nombreuses autres organisations, le collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR cosigne le manifeste du collectif OSEFOpposition à la Startupisation de l’Économie Française – que nous reproduisons ci-dessous.

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Inventaire des conditions d’emploi précaires des enseignant·es et chercheur·es dans l’ESR

Le Collectif des travailleur·es précaires de l’ESR fait l’inventaire des mauvaises conditions d’emploi subies par les enseignant·es et les chercheur·es (doctorant·es, docteur·es sans poste, vacataires, contractuel·les, chômeurs·euses, etc.) sur la période 2014-2018.

Les objectifs de cette campagne nationale de signalement sont de :

  1. produire une vue d’ensemble de la dégradation des conditions d’emploi dans l’ESR post-Loi Relative aux libertés et responsabilités des Universités ;
  2. alerter sur les conditions d’emploi les plus dégradantes ;
  3. interpeller le ministère de l’ESR, les employeurs et les collègues titulaires sur l’urgence de la situation.

Nous avons élaboré un formulaire de signalement en 4 sections : caractéristiques générales de l’emploi, caractéristiques de l’employeur, conditions de travail et expériences de la précarité.

Voici le lien vers l’inventaire : https://recensement.precairesesr.fr

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L’abus de Google à l’École peut nuire gravement à notre société…

Le 12 mai 2017, le directeur du numérique pour l’éducation au ministère de l’Éducation nationale, Mathieu Jeandron, a autorisé les établissements scolaires à utiliser des outils et services des géants du Net. Si cette autorisation ne concerne pas directement l’Enseignement Supérieur et la Recherche, nous ne pouvons que constater que les Universités suivent une évolution similaire, aux conséquences tout aussi délétères. Ainsi, le collectif des travailleur·e·s précaires de l’ESR s’est joint aux associations et collectifs signataires du commiqué publié le 1 juin et reproduit ci-dessous :

L’éducation est un terrain de jeu mondial fructueux pour les grands groupes du numérique nommés les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et d’autres en quête de nouveaux marchés à conquérir. Cette transformation des systèmes éducatifs touche tous les pays du monde. Face a ce phénomène, la fonction de l’État devrait être de réguler les services éducatifs, de s’assurer que ces nouveaux supports et usages numériques bénéficient à l’intérêt public, aux services des élèves des professeur·e·s et des acteurs socio-éducatifs. Ce faisant, les usages du numérique devraient s’inscrire dans une politique publique en tant que bien commun.
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Mensualisation des vacataires : un appel au bon sens comme seule action du quinquennat

Le 25 avril, à quelques jours de la fin de son mandat, le gouvernement a publié une circulaire concernant les délais de paiement des vacataires de l’enseignement supérieur. Ce document suggère aux président·e·s d’Universités la mise en place de nouvelles règles pour la rentrée 2017-2018 et l’objectif « [d’]un rythme de versement mensuel » « dans le cas de vacations effectuées de façon régulière ». Il invite également à la transmission et à la signature des contrats de travail par les travailleur·se·s avant leur prise de fonction.

Si cette publication semble répondre à certaines des revendications exprimées lors des nombreuses mobilisations des collectifs en lutte au sein des Universités, il est en réalité difficile d’y voir autre chose qu’une reconnaissance symbolique et a minima. Ce document n’était pas contraignant – juridiquement, il n’a ni plus ni moins de valeur qu’une « note de service » – les administrations des Universités pourront décider de tout simplement ignorer ce rappel à l’ordre, et surtout au droit. Sa formulation même (« L’objectif que nous pouvons nous fixer est d’atteindre… ») laisse transparaître l’absence de volonté du gouvernement de réellement lutter contre ces pratiques. Ainsi, après des années d’inaction lorsqu’il était en capacité d’agir, le ministère se contente ici de rappeler aux président·e·s d’Université le bon sens et le droit les plus élémentaires, d’une manière qui pourra être défaite aussitôt le nouveau gouvernement nommé.
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Communiqué des doctorant·e·s Mobilisé·e·s à l’adresse des instances de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Nous vous signalons qu’à ce jour le traitement du mois de décembre des ATER leur a été incomplètement versé. Pour les ATER à mi-temps d’enseignement il leur reste dû entre 150 et 200 euros ; et pour les ATER à temps plein d’enseignement entre 350 et 400 euros. L’Université ne leur a pas non plus versé la moitié de la prime annuelle d’enseignement et de recherche, pourtant versée avec le traitement de décembre. Pour les premiers cela représente 270 euros euros et pour les seconds 539,75 euros.
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Motion de soutien du Centre Marc Bloch

Le Centre Marc Bloch, centre franco-allemand de recherche en sciences sociales, unité mixte des instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE n° 14 CNRS – MAEDI), montre son soutien au mouvement des précaires de l’ESR. Voici la motion qu’il a voté au dernier conseil de laboratoire :

Le Centre Marc Bloch soutient la mobilisation lancée par le Collectif des travailleur·e·s précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR). Nous observons les mêmes évolutions au sein de l’ESR français concernant la baisse des recrutements et l’augmentation de la précarité des carrières particulièrement visibles parmi les jeunes professionnel·le·s. En ce sens, nous reprenons la motion portée par l’IRIS (Unité mixte de recherche CNRS-EHESS-INSERM-Université Paris 13).

À cela, nous souhaitons ajouter notre inquiétude concernant la situation au sein de l’ESR allemand, tout aussi touché par les effets négatifs de la libéralisation en son sein. Nous dénonçons tout particulièrement l’enchaînement de contrats courts sur des périodes de plus en plus longues après le doctorat, décourageant la poursuite d’une carrière universitaire parmi celles et ceux ne pouvant se permettre une telle instabilité (qu’elle soit sociale, économique ou géographique).